Fritz-Joël était dans une semi léthargie, dans sa chambre d'hôpital sous haute surveillance. Il tentait de comprendre les événements du jour le plus long qu'il avait vécu. Il appréhendait, avec raison, l'instant où l'on viendrait le submerger de questions. Il devait faire le vide dans son esprit pour ne pas devenir plus fou qu'il ne l'était déjà. Son heure fatale n'avait pas encore sonnée, mais elle était proche.
Il revoyait des morceaux de sa vie, son enfance, son adolescence, sa rencontre avec Christina, mais ses souvenirs s'arrêtaient juste avant l'événement du métro. Il ne savait pas quand il était passé de la somnolence au sommeil profond, une chose était certaine c'est qu'il s'était endormi profondément.
Soudain, il se réveilla en sursaut. Il haletait et était en sueur. Regardant autour de lui, il constata qu'il était toujours à l'hôpital. Il faisait nuit. Il ne voulait pas se rendormir car il revoyait dans ses rêves ce tunnel, ces corps sans vies autour de lui... Dans son cauchemar il se voyait même à la place de la silhouette menaçante, laissant son colis meurtrier et regardant ensuite les ravages de son oeuvre.
Mais la fatigue était plus forte. Fritz-Joël était de nouveau perdu dans ses pensées et ne se rendit pas compte qu'une ombre s'approchait de lui dans l'obscurité. Au moment où il se retourna, il eut à peine le temps de voir un oreiller s'approcher de son visage. Quelqu'un tentait de le faire disparaître... Il devait certainement détenir une information importante puisqu'on voulait l'éliminer. Il se débattait avec peine, son énergie diminuait, il s'en allait...
Extrait du quotidien Le Globe, Paris, 30 juillet 2007
ATTENTATS DU MÉTRO : TENTATIVE D'ASSASSINAT SUR LE SEUL TÉMOIN VIVANT !
Dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital (...) où se trouve hospitalisé M. Mont-d'Augsbourg, le seul témoin ayant survécu à l'attentat de jeudi dernier dans le métro, a été victime d'une tentative d'assassinat. Il s'agirait d'une histoire rocambolesque. Selon les informations fournies par la police, le médecin serait entré dans la chambre pour vérifier l'état de santé du témoin. Quelques minutes plus tard, le vigile qui assurait une veille auprès de la chambre, aurait entendu des cris étouffés et des bruits sourds « comme si quelqu'un se débattait », selon ses propres mots. En entrant dans la chambre, il aperçut le docteur Max-Émilien Briand qui était tombé sur le sol, tenant un oreiller à la main, tandis que le malade, qui semblait ne plus respirer, était allongé sur sont lit, les draps ayants glissés sur le sol. Il semblerait que le médecin, qui vient de perdre son épouse dans l'attentat également, ait été victime d'un accès de folie face au seul survivant de ce drame. Sa garde à vue, qui avait débuté après son arrestation, devrait être prolongée.
Fritz-Joël sortait enfin de son coma. Quelques jours plus tôt il avait été victime d'une tentative d'assassinat par... son médecin ! Son propre médecin avait voulu le tuer. Lorsqu'il apprit cela, ce fut un choc. « Pourquoi? » se demandait-il. La femme du docteur était décédée dans ce tunnel il y a quelques jours, s'agissait-il d'un coup de folie après la perte de cet être cher... surtout lorsque le patient a été le seul survivant. Fritz-Joël jeta un coup d'oeil dans sa chambre, il vit les nombreuses fleurs qui l'attendaient, et aperçut un journal daté de l'avant-veille. Il le prit et le lu.
Extrait du quotidien Le Globe, Paris, 1er août 2007
ATTENTATS DU MÉTRO : DERNIERS REBONDISSEMENTS
Le suspect de la tentative d’assassinat du témoin de l’attentat du métro s'est donné la mort en prison dans la nuit, a-t-on appris de source judiciaire. Le docteur M.-E. Briand était détenu depuis dimanche matin très tôt. Toujours selon les mêmes sources, il se serait pendu à l'aide d'un drap dans sa cellule où il était seul. Il aurait été retrouvé mort par un gardien lors d'une ronde.
Fritz-Joël était sidéré par ce qu’il venait d’apprendre : Son médecin s’était suicidé durant sa garde à vue. Tout l’univers du jeune homme s’écroulait. Sa vie devenait un enfer. Il avait l’impression d’attirer le malheur autour de lui… pourtant il avait survécu à un attentat dans le métro, et il ne savait pas pourquoi ! Ses cauchemars se multipliaient, l’empêchant de dormir. Il se sentait coupable et sombrait dans la folie.
Il revoyait des morceaux de sa vie, son enfance, son adolescence, sa rencontre avec Christina, mais ses souvenirs s'arrêtaient juste avant l'événement du métro. Il ne savait pas quand il était passé de la somnolence au sommeil profond, une chose était certaine c'est qu'il s'était endormi profondément.
Soudain, il se réveilla en sursaut. Il haletait et était en sueur. Regardant autour de lui, il constata qu'il était toujours à l'hôpital. Il faisait nuit. Il ne voulait pas se rendormir car il revoyait dans ses rêves ce tunnel, ces corps sans vies autour de lui... Dans son cauchemar il se voyait même à la place de la silhouette menaçante, laissant son colis meurtrier et regardant ensuite les ravages de son oeuvre.
Mais la fatigue était plus forte. Fritz-Joël était de nouveau perdu dans ses pensées et ne se rendit pas compte qu'une ombre s'approchait de lui dans l'obscurité. Au moment où il se retourna, il eut à peine le temps de voir un oreiller s'approcher de son visage. Quelqu'un tentait de le faire disparaître... Il devait certainement détenir une information importante puisqu'on voulait l'éliminer. Il se débattait avec peine, son énergie diminuait, il s'en allait...
Extrait du quotidien Le Globe, Paris, 30 juillet 2007
ATTENTATS DU MÉTRO : TENTATIVE D'ASSASSINAT SUR LE SEUL TÉMOIN VIVANT !
Dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital (...) où se trouve hospitalisé M. Mont-d'Augsbourg, le seul témoin ayant survécu à l'attentat de jeudi dernier dans le métro, a été victime d'une tentative d'assassinat. Il s'agirait d'une histoire rocambolesque. Selon les informations fournies par la police, le médecin serait entré dans la chambre pour vérifier l'état de santé du témoin. Quelques minutes plus tard, le vigile qui assurait une veille auprès de la chambre, aurait entendu des cris étouffés et des bruits sourds « comme si quelqu'un se débattait », selon ses propres mots. En entrant dans la chambre, il aperçut le docteur Max-Émilien Briand qui était tombé sur le sol, tenant un oreiller à la main, tandis que le malade, qui semblait ne plus respirer, était allongé sur sont lit, les draps ayants glissés sur le sol. Il semblerait que le médecin, qui vient de perdre son épouse dans l'attentat également, ait été victime d'un accès de folie face au seul survivant de ce drame. Sa garde à vue, qui avait débuté après son arrestation, devrait être prolongée.
Fritz-Joël sortait enfin de son coma. Quelques jours plus tôt il avait été victime d'une tentative d'assassinat par... son médecin ! Son propre médecin avait voulu le tuer. Lorsqu'il apprit cela, ce fut un choc. « Pourquoi? » se demandait-il. La femme du docteur était décédée dans ce tunnel il y a quelques jours, s'agissait-il d'un coup de folie après la perte de cet être cher... surtout lorsque le patient a été le seul survivant. Fritz-Joël jeta un coup d'oeil dans sa chambre, il vit les nombreuses fleurs qui l'attendaient, et aperçut un journal daté de l'avant-veille. Il le prit et le lu.
Extrait du quotidien Le Globe, Paris, 1er août 2007
ATTENTATS DU MÉTRO : DERNIERS REBONDISSEMENTS
Le suspect de la tentative d’assassinat du témoin de l’attentat du métro s'est donné la mort en prison dans la nuit, a-t-on appris de source judiciaire. Le docteur M.-E. Briand était détenu depuis dimanche matin très tôt. Toujours selon les mêmes sources, il se serait pendu à l'aide d'un drap dans sa cellule où il était seul. Il aurait été retrouvé mort par un gardien lors d'une ronde.
Fritz-Joël était sidéré par ce qu’il venait d’apprendre : Son médecin s’était suicidé durant sa garde à vue. Tout l’univers du jeune homme s’écroulait. Sa vie devenait un enfer. Il avait l’impression d’attirer le malheur autour de lui… pourtant il avait survécu à un attentat dans le métro, et il ne savait pas pourquoi ! Ses cauchemars se multipliaient, l’empêchant de dormir. Il se sentait coupable et sombrait dans la folie.
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